# Faut-il acheter sa cuisine chez But ?

L’acquisition d’une cuisine représente un investissement significatif dans l’aménagement de votre logement, oscillant généralement entre 5 000 et 15 000 euros selon les configurations et les finitions choisies. Dans ce contexte, l’enseigne But occupe une position particulière sur le marché français de la cuisine équipée, se positionnant comme une alternative accessible face aux cuisinistes traditionnels et aux géants scandinaves. Cette grande surface d’ameublement propose depuis plusieurs années des solutions complètes d’aménagement culinaire, mais la question demeure : cette accessibilité tarifaire s’accompagne-t-elle d’un niveau de qualité suffisant pour justifier votre choix ? Les témoignages clients révèlent une réalité contrastée, entre satisfaction ponctuelle et déceptions récurrentes concernant le service après-vente. Avant de signer un bon de commande, il devient essentiel d’examiner objectivement les forces et faiblesses de cette offre pour déterminer si elle correspond réellement à vos attentes et à votre projet d’aménagement.

Analyse du catalogue cuisines but : gammes, matériaux et finitions proposées

Le catalogue But s’articule autour de trois collections distinctes, chacune ciblant un segment de clientèle spécifique avec des caractéristiques techniques et esthétiques différenciées. Cette segmentation permet théoriquement de répondre à l’ensemble des budgets et des exigences qualitatives, depuis l’équipement basique d’un premier logement jusqu’à l’aménagement premium d’une résidence principale. Comprendre ces distinctions s’avère crucial pour orienter votre sélection vers la gamme correspondant véritablement à vos priorités.

La gamme éco budget : mélaminé et stratifié à prix d’entrée

La collection accessible de But repose principalement sur des panneaux de particules recouverts de mélaminé, un choix technique permettant de contenir les coûts de fabrication. Ces façades stratifiées reproduisent visuellement l’aspect du bois ou proposent des coloris unis, avec une résistance correcte aux taches et à l’humidité dans des conditions d’utilisation standard. Les épaisseurs de caissons atteignent généralement 16 mm, une dimension juste suffisante pour supporter des charges modérées. Cette gamme convient parfaitement pour un investissement locatif ou une installation temporaire, mais présente des limites évidentes en termes de durabilité à long terme. Les chants peuvent se décoller après quelques années d’exposition répétée à l’humidité, particulièrement près de l’évier ou du lave-vaisselle.

Les cuisines milieu de gamme : façades laquées et décors bois

Le segment intermédiaire propose des façades laquées offrant un rendu visuel nettement supérieur, avec une profondeur de couleur et une brillance séduisantes. Ces finitions nécessitent toutefois un entretien régulier pour conserver leur éclat initial, les traces de doigts se révélant particulièrement visibles sur les surfaces brillantes. Les décors bois reproduisent avec une fidélité croissante les essences naturelles grâce aux technologies d’impression contemporaines. Cette gamme intègre également des solutions de rangement plus sophistiquées, avec tiroirs à l’anglaise et systèmes d’amortissement qui améliorent sensiblement le confort d’utilisation quotidien. L’épaisseur des caissons progresse vers 18 mm, conférant une robustesse accrue à l’ensemble de la structure.

La collection premium : laque mate, façades sans poignées et îlots centraux

La gamme Signature Design constitue l’offre haut de gamme de l

la marque, avec des modules généralement pré-montés en usine, des caissons plus épais, des coulisses haut de gamme et des finitions soignées (laque mate, chants parfaitement assortis, joues de finition épaisses). Visuellement, on se rapproche clairement de ce que proposent des cuisinistes spécialisés milieu/haut de gamme, avec des cuisines sans poignées, des lignes épurées et la possibilité d’intégrer un îlot central fonctionnel. Cette montée en gamme se ressent toutefois sur la facture : le prix d’une cuisine But Signature bien équipée peut facilement rivaliser avec une offre entrée de gamme chez un cuisiniste dédié, ce qui impose de bien comparer devis et prestations incluses (pose, électroménager, crédence, éclairage…).

La force de cette collection Premium réside dans la modularité et la liberté de composition : hauteurs de meubles plus généreuses, grands tiroirs casseroliers, colonnes four/micro-ondes, meubles techniques pour intégration du frigo encastrable, etc. Pour autant, il ne s’agit pas d’une cuisine “luxe” au sens strict : on reste sur du panneau de particules, certes mieux densifié, avec des revêtements plus qualitatifs, mais sans aller jusqu’aux standards des menuiseries sur-mesure ou du bois massif. Si vous recherchez une cuisine contemporaine design à prix contenu, cette gamme peut constituer un bon compromis, à condition d’être particulièrement attentif à la qualité de pose et au suivi du SAV.

Comparatif des matériaux : durabilité du panneau particule face au MDF

D’un point de vue technique, l’essentiel de l’offre cuisines But repose sur le panneau de particules, parfois amélioré par une densité plus élevée ou un traitement hydrofuge sur certaines références. Le MDF (panneau de fibres de bois de moyenne densité), couramment utilisé par des cuisinistes plus haut de gamme pour les façades laquées, n’est présent que de manière ponctuelle sur certaines portes ou éléments décoratifs. Concrètement, un caisson en particules bien assemblé, de 18 mm d’épaisseur, offre une tenue correcte dans le temps pour un usage domestique normal, mais il restera plus sensible aux chocs, aux vis arrachées et aux infiltrations d’eau qu’un MDF ou un contreplaqué haut de gamme.

Le MDF se distingue par sa meilleure stabilité dimensionnelle et sa surface plus lisse, idéale pour recevoir une laque uniforme et durable. C’est un peu comme comparer un parquet stratifié à un parquet en bois massif : de loin, l’esthétique peut sembler similaire, mais le comportement dans le temps diffère nettement. Dans les avis sur les cuisines But, les problèmes remontés concernent souvent l’écaillage de la laque ou des chants qui se décollent sur les zones humides, symptômes typiques d’une base en particules mal protégée. Pour sécuriser votre projet, privilégiez des plans de travail bien jointoyés, une protection soignée autour de l’évier et des appareils générant de la vapeur (lave-vaisselle, four, lave-linge).

En résumé, le panneau de particules But convient à un projet de cuisine à budget serré ou à un investissement locatif, mais montrera ses limites dans un usage très intensif (famille nombreuse, cuisson quotidienne, forte humidité). Si votre priorité absolue est la durabilité sur 15 à 20 ans, il peut être pertinent de comparer avec des acteurs qui emploient davantage de MDF ou de contreplaqué pour les caissons, quitte à accepter un surcoût initial. À l’inverse, pour une cuisine que vous prévoyez de changer à moyen terme (5 à 8 ans), l’équation coût/usage du panneau de particules reste rationnelle.

Rapport qualité-prix des cuisines but face à la concurrence directe

Au-delà des matériaux, la question centrale reste : le rapport qualité-prix des cuisines But est-il réellement intéressant face à Ikea, Conforama, Cuisinella ou d’autres cuisinistes ? La réponse varie selon la gamme choisie (Éco, milieu de gamme, Signature) et le niveau de prestation inclus (pose, électroménager, garantie). Les écarts de prix peuvent sembler importants sur le papier, mais se réduisent dès que l’on ajoute la main-d’œuvre, les finitions et les éventuels services annexes (métrage, démontage de l’ancienne cuisine, raccordements).

Positionnement tarifaire versus ikea, conforama et cuisinella

Sur les configurations standard (par exemple une cuisine en L de 8 à 10 m² avec électroménager milieu de gamme), les tarifs But se situent généralement dans la même fourchette qu’Ikea ou Conforama, parfois légèrement en dessous grâce à des promotions agressives. La cuisine Signature Essentielle bien équipée démarre souvent autour de 3 500 à 4 000 € hors pose, là où une solution équivalente Ikea peut osciller entre 4 000 et 5 000 € une fois les accessoires et la quincaillerie ajoutés. Cuisinella et les cuisinistes “traditionnels” se positionnent plutôt un cran au-dessus, avec des devis fréquemment compris entre 6 000 et 10 000 € pour des configurations comparables.

La différence majeure réside dans la structure de paiement et l’accompagnement : chez But, le règlement intégral avant la livraison est courant, là où Cuisinella fonctionne davantage par acomptes et solde à la fin des travaux. Ce détail financier change radicalement votre levier de négociation en cas de litige. De plus, l’inclusion de la pose dans le prix global est plus systématique chez les cuisinistes spécialisés, alors que chez But, la main-d’œuvre est le plus souvent facturée à part, via un réseau de prestataires. Vous pouvez ainsi obtenir un devis cuisine But attractif sur le papier, mais voir la note grimper une fois l’installation ajoutée.

En pratique, si vous comparez objectivement à qualité équivalente (épaisseur des caissons, type de charnières, type de plan de travail, niveau d’équipement intérieur), But se situe dans un créneau prix agressif, mais avec un accompagnement moins structuré et un SAV plus aléatoire. Pour un premier achat ou un projet locatif, cet arbitrage peut rester pertinent. Pour une cuisine de résidence principale que vous souhaitez conserver 15 ans, il est judicieux de demander plusieurs devis comparatifs et de chiffrer précisément chaque poste.

Évaluation de la qualité des charnières blum et des tiroirs à fermeture amortie

La fiabilité d’une cuisine équipée But ne se joue pas uniquement sur les façades ou les caissons : la quincaillerie (charnières, coulisses de tiroirs, systèmes d’amortissement) joue un rôle central dans la sensation de qualité au quotidien. Sur ses gammes supérieures, But met en avant l’utilisation de marques reconnues comme Blum pour les charnières ou les tiroirs à fermeture douce. C’est un signal positif, car cette quincaillerie est réputée pour sa longévité et est utilisée par de nombreux cuisinistes haut de gamme.

Dans les faits, les retours clients sont plutôt favorables sur la tenue des tiroirs et des charnières amorties lorsqu’elles sont correctement montées. Les problèmes recensés concernent davantage des réglages mal effectués, des déformations liées à un mauvais vissage ou à une pose approximative. Autrement dit, un bon matériel mal installé donnera une impression de bas de gamme, comme une porte de voiture premium mal ajustée qui claque mal. C’est pourquoi nous insistons sur l’importance d’un poseur de cuisine compétent, qu’il soit mandaté par But ou choisi par vos soins.

Sur les collections d’entrée de gamme, la quincaillerie peut être plus générique, avec une sensation légèrement moins fluide à l’ouverture/fermeture et une durée de vie potentiellement plus courte en cas d’usage intensif. Si votre budget le permet, il est pertinent de vérifier, ligne par ligne, quelles références de charnières et de coulisses sont réellement prévues sur votre devis, et d’opter pour les options amorties sur les meubles les plus sollicités (casseroliers, meubles bas, colonnes).

Analyse des garanties constructeur et extension de protection

Sur le volet des garanties, But met en avant des durées pouvant aller jusqu’à 10 ans sur les meubles de cuisine, voire 30 ans sur certains caissons de la gamme Signature, alors que les façades, plans de travail et mécanismes disposent souvent de durées plus courtes. Ce découpage est classique dans le secteur, mais peut prêter à confusion pour le consommateur qui pense parfois être couvert “tous risques” pendant une décennie. En réalité, les problèmes les plus fréquents (peinture qui s’écaille, gonflement des panneaux près de l’eau, mécanisme de tiroir qui se dérègle) sont parfois exclus ou soumis à des conditions strictes d’usage et d’entretien.

Les retours d’expérience montrent que faire jouer la garantie chez But peut se transformer en parcours du combattant : délais longs, interlocuteurs multiples, pièces détachées difficiles à obtenir, absence de geste commercial dans certains cas pourtant manifestement liés à un défaut initial. Avant de signer, il est donc utile de demander noir sur blanc ce qui est couvert, pendant combien de temps, et via quel canal (magasin, SAV central, artisan poseur). Les extensions de garantie payantes peuvent apporter un niveau de sécurité supplémentaire sur l’électroménager, mais ne dispensent pas d’une vigilance accrue lors de la livraison.

Pour limiter les litiges, prenez systématiquement des photos datées à la réception et lors du montage, surtout si vous constatez un défaut de fabrication ou un choc lié au transport. Ce “dossier” vous servira de preuve en cas de contestation. Pensez également à conserver toutes les références des éléments (codes produits, teintes, numéros de série) afin de faciliter d’éventuelles commandes de pièces de remplacement dans plusieurs années.

Coût réel incluant la pose professionnelle et les finitions

Lorsque l’on parle de prix d’une cuisine But, on a souvent tendance à ne regarder que le montant indiqué sur le catalogue ou sur le premier devis. Or, le coût total d’un projet dépend de nombreux postes additionnels : pose, plomberie, électricité, crédence, éclairage, évacuation de l’ancienne cuisine, petite quincaillerie, etc. Chez But, la pose est généralement confiée à des artisans partenaires, avec des forfaits qui peuvent aller de 800 à plus de 2 000 € selon la complexité et la taille de votre cuisine.

Ajoutez à cela les finitions esthétiques (crédence en verre ou stratifié, fileurs, joues de finition, corniches, éclairage LED sous meubles hauts) qui font rapidement grimper la note de plusieurs centaines d’euros. C’est un peu comme acheter une voiture sans tenir compte des options : sur le papier, le modèle d’entrée de gamme est très abordable, mais la réalité du prix “prêt à rouler” est tout autre. Avant de valider votre commande, exigez un devis cuisine But détaillé intégrant tous ces éléments, et n’hésitez pas à comparer avec un artisan indépendant pour certaines prestations (peinture, crédence, petits ajustements).

Notre recommandation : prévoyez une marge d’au moins 15 à 20 % au-delà du devis initial pour absorber les imprévus de chantier (prises à déplacer, tuyaux à modifier, reprises de plâtre ou de carrelage). Cette prudence budgétaire vous évitera de mauvaises surprises et vous permettra d’arbitrer plus sereinement entre certaines options (meilleur plan de travail, quincaillerie plus qualitative, éclairage intégré, etc.).

Service d’implantation 3D et accompagnement client chez but

La réussite d’un projet de cuisine But sur-mesure repose en grande partie sur la phase de conception. L’enseigne s’appuie pour cela sur un configurateur 3D et sur des rendez-vous conseil en magasin avec des concepteurs spécialisés. Sur le papier, le dispositif est complet : vous pouvez simuler votre implantation, tester différents coloris et vérifier l’ergonomie des zones de préparation, de cuisson et de lavage. Dans la pratique, la qualité de cet accompagnement dépend énormément de la compétence et de l’implication du vendeur que vous rencontrez.

Fonctionnalités du configurateur en ligne but cuisines

Le configurateur en ligne But permet de créer une maquette 3D de votre future cuisine à partir des dimensions de votre pièce. Vous y positionnez murs, fenêtres, arrivées d’eau, prises électriques, puis vous ajoutez meubles bas, meubles hauts, colonnes, électroménager et plan de travail. Cet outil est particulièrement utile pour visualiser l’implantation de votre cuisine But avant même de vous rendre en magasin, et pour arriver au rendez-vous avec une idée déjà structurée de votre projet.

Il ne remplace toutefois pas l’expertise d’un concepteur professionnel. Le logiciel ne détecte pas toujours les subtilités techniques (pentes de mur, faux niveaux, contraintes de gaine ou de hotte, dégagement nécessaire autour des ouvertures). C’est un peu comme un simulateur d’aménagement pour salon : il donne une bonne idée de l’ambiance, sans garantir la faisabilité technique à 100 %. Utilisez-le comme un support de réflexion, pas comme un plan définitif. Lors de votre rendez-vous en magasin, le vendeur pourra importer ou recréer votre projet dans son propre outil 3D, généralement plus précis, et ajuster les détails.

Rendez-vous conseil en magasin : processus de prise de mesures

Le rendez-vous avec un concepteur cuisine But est une étape clé. En théorie, le processus standard se déroule en trois temps : première visite en magasin pour définir le style et la configuration générale, prise de mesures à domicile par un technicien partenaire, puis validation du plan final avant commande. C’est cette étape de métrage qui garantit que votre futur plan de travail sera à la bonne longueur, que les meubles n’empièteront pas sur une porte et que la hotte sera correctement alignée.

Les nombreux avis clients rapportent cependant des erreurs de mesure ou de transcription, aboutissant à des plans de travail trop courts, des meubles inadaptés ou des colonnes mal dimensionnées. Comme pour un architecte qui se tromperait de quelques centimètres sur un plan, les conséquences sont immédiates et coûteuses. Pour limiter ce risque, nous vous conseillons de vérifier vous-même les dimensions prises (ou de les faire contrôler par un proche bricoleur) et de conserver une copie signée du plan côté. N’hésitez pas à poser des questions précises : “Que se passe-t-il si le plan est trop court ? Qui prend en charge la rectification ?”.

En magasin, soyez attentif à la capacité d’écoute du vendeur : prend-il en compte vos contraintes de circulation, de rangement, de budget ? Ou vous oriente-t-il systématiquement vers les modèles les plus chers ? Une bonne relation avec votre interlocuteur est souvent un indicateur fiable de la qualité du suivi que vous obtiendrez en cas de problème.

Délais de fabrication et livraison des meubles de cuisine

Les délais de livraison des cuisines But varient en fonction de la gamme choisie et du mode de fabrication (stock, kit, pré-monté). Pour les modèles en stock ou en kit, vous pouvez parfois repartir rapidement avec une partie de votre commande ou programmer une livraison sous 2 à 4 semaines. En revanche, pour les cuisines Signature Design montées d’usine ou les configurations plus spécifiques, les délais annoncés tournent plutôt autour de 6 à 10 semaines, auxquels il faut ajouter la planification de la pose.

Les témoignages clients montrent que ces délais sont parfois dépassés, notamment en période de forte activité (printemps, rentrée, fin d’année) ou en cas de problème chez le fabricant/transporteur. Des meubles arrivant cassés, des façades manquantes ou des électroménagers abîmés peuvent retarder la fin de chantier de plusieurs semaines, voire de plusieurs mois. Imaginez vivre sans cuisine fonctionnelle en plein hiver avec une hotte non raccordée : le quotidien devient vite compliqué. Pour réduire l’impact de ces aléas, évitez si possible de caler votre projet sur une date butoir trop serrée (emménagement, arrivée d’un bébé, travaux d’ampleur).

Lors de la livraison, inspectez consciencieusement chaque colis en présence du livreur et consignez par écrit tout défaut ou carton suspect sur le bon de livraison. Prenez des photos immédiatement, même si vous ne déballez pas tout dans l’instant. Ces réflexes simples peuvent faire la différence entre une prise en charge rapide et un bras de fer administratif avec le SAV.

Installation et montage : options professionnelles versus pose DIY

Une fois votre cuisine But livrée, deux options s’offrent à vous : confier la pose à un professionnel recommandé par l’enseigne, ou opter pour une installation en “do it yourself” si vous êtes bricoleur. Chaque scénario présente ses avantages et ses risques. La pose professionnelle assure en théorie une installation conforme aux règles de l’art, avec une responsabilité clairement identifiée en cas de défaut (meuble mal fixé, plan de travail mal ajusté, découpe approximative). En pratique, la qualité du résultat dépendra largement de l’artisan mandaté localement.

Les avis remontés mentionnent à la fois des poseurs “au top”, soigneux, ponctuels et force de proposition, et des expériences catastrophiques : meubles abîmés, nivellement approximatif, erreurs de découpe rattrapées par des “bricolages” peu esthétiques. Avant d’accepter un devis de pose, n’hésitez pas à demander quelle entreprise interviendra, à vérifier ses avis en ligne et, si possible, à obtenir quelques références. Comme pour confier la rénovation de votre salle de bain, mieux vaut savoir à qui vous avez affaire.

La pose de cuisine But en DIY peut représenter une économie substantielle, surtout sur les modèles en kit. Mais ne sous-estimez pas le temps et les compétences nécessaires : alignement des caissons, réglages des portes, découpe du plan de travail, gestion des découpes pour évier et plaque, pose de la crédence, raccordements sécurisés… Une erreur peut avoir des conséquences coûteuses (fuite d’eau, infiltration, meuble qui se décroche du mur). Si vous optez pour cette voie, assurez-vous de disposer de l’outillage adéquat, d’un bon niveau de bricolage, et n’hésitez pas à vous faire aider d’un ami expérimenté pour les étapes critiques.

Retours d’expérience clients : analyse des avis vérifiés sur les cuisines but

L’analyse des avis sur les cuisines But met en lumière un constat clair : l’expérience client est très polarisée. Aux côtés de témoignages enthousiastes saluant le sérieux de certains magasins et la qualité perçue des cuisines une fois posées, on trouve de nombreux récits de projets chaotiques, de SAV difficilement joignable et de délais interminables pour obtenir une simple pièce manquante. Pour prendre une décision éclairée, il est donc essentiel de distinguer les points forts récurrents des critiques structurelles.

Points forts récurrents : accessibilité tarifaire et disponibilité stock

Parmi les retours positifs, deux éléments ressortent systématiquement : le prix des cuisines But jugé attractif et la possibilité d’obtenir rapidement certains modèles grâce au stock disponible. De nombreux clients se déclarent satisfaits du rendu esthétique final, notamment sur les cuisines de la gamme Signature dans des coloris modernes (gris taupe, imitation chêne, laque blanche). Certains soulignent également le bon accompagnement de concepteurs impliqués, citant parfois des vendeurs par leur nom pour saluer leur écoute et leur capacité à optimiser l’implantation.

Cette accessibilité tarifaire en fait une solution appréciée pour les premiers achats, les résidences secondaires ou les appartements destinés à la location. On retrouve aussi des témoignages positifs sur la qualité de certains poseurs partenaires, capables de rattraper des petites erreurs d’usine ou de proposer des ajustements intelligents sur place. Lorsque tous les maillons de la chaîne fonctionnent (conseil, livraison, pose), les clients reconnaissent un bon rapport qualité-prix global pour une cuisine contemporaine sans se ruiner.

Critiques principales : SAV et gestion des défauts de fabrication

À l’inverse, une part importante des avis négatifs pointe du doigt le SAV But cuisines. Les motifs de mécontentement reviennent souvent : pièces manquantes ou cassées à la livraison, erreurs de référence lors des commandes de SAV, délais de plusieurs mois pour recevoir un simple élément de façade, manque de communication entre le magasin, le siège et les fournisseurs. Certains clients racontent avoir attendu 3 à 6 mois pour voir leur cuisine enfin terminée, alors même qu’ils avaient payé l’intégralité du montant dès le départ.

Beaucoup déplorent également un manque de reconnaissance de la responsabilité en cas d’erreur manifeste (plan de travail trop court malgré un métrage correct, façades abîmées dès la pose, électroménager livré avec impacts). On retrouve des phrases comme “on nous balade de répondeur en répondeur” ou “aucun geste commercial pour un projet à plus de 10 000 €”, qui traduisent une frustration profonde. Si vous êtes peu tolérant aux imprévus et que vous souhaitez un suivi irréprochable, cette dimension doit clairement entrer dans votre arbitrage final.

Cas pratiques : cuisines but installées après 3 à 5 ans d’utilisation

Qu’en est-il des cuisines But après plusieurs années d’usage ? Les rares retours détaillés à 3, 4 ou 5 ans de recul dessinent un paysage nuancé. Sur les gammes d’entrée de gamme, on observe parfois un vieillissement prématuré des façades (rayures, décoloration, chants qui se décollent sur les zones humides). Les caissons tiennent globalement bien s’ils ont été montés avec soin, mais supportent mal les surcharges ou les chocs répétés sur les charnières. C’est un peu comme une petite citadine utilisée pour faire du tout-terrain : elle peut tenir un temps, mais finira par montrer des signes de fatigue.

Sur les gammes plus qualitatives (milieu de gamme et Signature), les retours sont plus encourageants : portes et tiroirs continuent de fonctionner correctement, la quincaillerie amortie reste fluide, les finitions conservent une bonne tenue à condition d’un entretien régulier. Les problèmes recensés concernent surtout les surfaces laquées très brillantes, particulièrement sensibles aux micro-rayures et aux chocs, ce qui peut altérer l’aspect “neuf” au fil des années. Ici encore, tout dépend de l’usage : une famille avec jeunes enfants et cuisine très sollicitée ne vivra pas la même expérience qu’un couple cuisinant peu.

Globalement, si vous recherchez une cuisine durable sur 10 à 15 ans, nous vous recommandons d’éviter les tout premiers prix, de privilégier des finitions mates moins sensibles aux marques, et d’investir dans une quincaillerie de qualité. Une pose irréprochable reste le meilleur garant de la longévité de votre installation, quel que soit le fabricant.

Alternatives et arbitrage final : quand privilégier but pour son projet cuisine

Face à ce panorama contrasté, faut-il oui ou non acheter sa cuisine équipée chez But ? L’enseigne s’adresse en priorité aux budgets maîtrisés, aux primo-accédants et aux projets où le design contemporain et le prix priment sur un accompagnement ultra-personnalisé. Si vous acceptez un certain niveau d’incertitude sur les délais et que vous êtes prêt à suivre votre dossier de près (relances, vérifications, contrôle de la pose), vous pouvez obtenir une cuisine visuellement très réussie pour un budget inférieur à celui de nombreux cuisinistes spécialisés.

En revanche, si vous attendez une prise en charge “clé en main”, avec un interlocuteur unique qui coordonne tout, un SAV réactif, des garanties systématiquement honorées et une qualité de matériaux plus poussée (MDF, contreplaqué, plans de travail haut de gamme), il peut être pertinent d’orienter votre projet vers des alternatives comme Cuisinella, Schmidt, Ixina ou des artisans indépendants. Le surcoût initial peut alors être perçu comme une assurance supplémentaire sur la sérénité du projet.

Pour trancher, posez-vous quelques questions simples : votre cuisine est-elle un investissement de long terme dans votre résidence principale, ou une solution fonctionnelle pour 5 à 8 ans ? Êtes-vous prêt à gérer vous-même une partie du chantier (pose, finitions, coordination des corps de métier), ou souhaitez-vous déléguer au maximum ? Votre tolérance au stress logistique est-elle élevée ou non ? En fonction de vos réponses, But pourra apparaître soit comme une opportunité intéressante, soit comme un pari trop risqué.

Dans tous les cas, ne signez jamais un bon de commande sans avoir obtenu un devis détaillé, lu attentivement les conditions de garantie, vérifié la réputation de votre magasin local et clarifié les modalités de pose et de SAV. Une cuisine reste un investissement majeur : prendre quelques heures supplémentaires pour comparer, questionner et anticiper vous fera gagner, au final, des années de tranquillité.